Le premier ouvrage interactif pour instruire les Apprentis… avant qu’ils ne deviennent des Maîtres incultes

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Masoneria 357


Nous connaissons tous des moments de doutes, certains assez importants pour que nous voulions démissionner, changer de loges ou d’obédiences. Partir. Ceci à toutes les étapes de notre parcours. Prendre des décisions précipitées, considérer les loges comme des auberges espagnoles que l’on quitte, retrouve, change à la moindre déception, ne sont, bien sûr, pas des solutions.

La démission est un choix libre, en Franc-maçonnerie, ce qui la différencie des sectes. Ainsi, aucun ne peut se la voir refuser et encore moins imposer. Le doute et le questionnement est même un état normal pour la soeur et le frère. Cependant, pour l’apprenti – qui ne trouve pas ce qu’il vient chercher – le temps de la réflexion est certainement plus important – car qu’a-t-il vu et connu de la franc-maçonnerie depuis son initiation ? Qu’exprime-t-il dans ses doutes? Que cherche-t-il à ce moment précieux de son parcours?

Le Manuel de Survie démarre d’entrer de jeu par le constat amère d’un apprenti face à sa loge: « c’est pire que dans le monde profane, j’arrête tout. »

L’apprenti(e) est celle et celui qui construit l’avenir d’une loge, mais c’est aussi celle et celui qui est le porteur d’illusion, attendant des maîtres, des vieux maçons et des sœurs plus anciennes, autre chose.

« Nous pensons trop souvent à tort que notre travail maçonnique doit nous conduire dans un état de divinité lumineux, en quasi lévitation. C’est une illusion, le monde des Bisounours n’existe que pour les enfants. » écrit Franck Fouqueray. Il prévient aussi les lectrices et lecteurs de ce Manuel :

« Ce manuel est donc uniquement destiné à celles et ceux qui s’orientent vers une recherche spiritualiste via la franc-maçonnerie ou du moins une quête de sens dans leur pratique. » Ou encore de faire cette remarque : « Alors si vous attendez de trouver en Loge un groupe qui comme un seul homme, prêt à se lever à la moindre alerte, partez immédiatement à la caserne des pompiers, au moins là-bas ils forment un corps soudés. »

L’auteur ne mâche pas ses mots … et surtout ne tourne pas autour du pot, cassant les mythes entretenus par ailleurs, d’une franc-maçonnerie qui compte pour la société, composée d’une élite intellectuelle et de sages …

« Retrouver des valeurs, cela ne signifie pas non plus devoir recréer un succédané de religion, mais plutôt de permettre au franc-maçon de retrouver sa place en qualité d’Humain ».

On peut même se dire que, pour l’auteur, la franc-maçonnerie est peu de chose, faisant d’elle un groupe de femmes et d’hommes – des « comme-tout-le-monde ». Ce n’est, en effet, pas la franc-maçonnerie qui déçoit mais les francs-maçons.

Il dresse alors pour les apprentis 14 portraits de franc-maçons, des « archétypes », de ceux qui les fait fuir. Le « frustré » qui s’il est jeune souhaite remplir le vide de sa vie, le « dilettante » qui au bout de plusieurs années ne sait toujours pas à quel rite il travaille, « l’intégriste du rituel », le « carriériste », celui qui est atteint de cordonite aigüe, « le mystico-gélatineux » et bien sûr le « maçon normal », celui qui sait encore débarrasser la table des agapes et qui parle aux apprentis.

Si ces portraits sont amusants, ils manquent un peu de nuance. « L’historien » ne fait pas toujours fuir, tout comme nous avons besoin aussi des sœurs et des frères « Assistants sociaux ». Le « mystico-gélatineux » m’a toujours beaucoup plu. Bon, c’est vrai, je ne comprends pas toujours tout.

Nous répondons, finalement, tous un peu à ces portraits sans pour autant friser la caricature. Tout comme nous pouvons rencontrer des sœurs et des frères qui « cumulent ». Ainsi un « frustré » peut être « un carriériste ». Un « psychothérapeute » peut être aussi un « maçon normal ». L’auteur conseille aux apprentis de dénombrer les « archétypes » qu’il a dans sa loge. Cependant, est-ce que l’apprenti sait dire dans quel archétype il risque de se trouver une fois maître ?

L’auteur développe les questions pleins de bons sens ; pourquoi être entré en franc-maçonnerie ? À quoi cela sert ? … Ce manuel guide aussi l’apprenti lorsqu’il a trouvé une herbe plus verte ailleurs, entre le choix d’une loge plutôt que d’une obédience.

D’interroger aussi l’apprenti ; n’est-il pas finalement dans une loge qui lui ressemble ? Ne vit-il pas au sein de sa loge ce qu’il vit aussi à l’extérieur ?

« Tout maçon qui entre en loge arrive avec ses vibrations et va obligatoirement attirer à lui les mêmes tortionnaires ou prédateurs qu’au dehors. »

Pour finalement permettre aux apprentis de comprendre que leur raison d’être en franc-maçonnerie est de travailler pour soi, trouver l’harmonie avec soi-même, école d’éveil et de pensée …

« La perfection est de vivre en totale harmonie avec notre pierre telle qu’elle est. On peut aussi ajouter, vivre en totale harmonie avec toutes les autres pierres … telles qu’elles sont ! ».

L’auteur, Franck Fouqueray, ne fait pas de la maçonnerie et des maçons un portrait flatteur ou consensuel. Il dénonce aussi ce qu’un apprenti sait voir dans sa loge ou dans son obédience. Néanmoins, il situe le but de nos parcours dans ce que nous faisons et pas dans ce que sont ou ne sont pas nos compagnons de route.

Dans une langue moderne, pleine d’humour – ce que les illustrations de SaT permettent aussi – ce livre peut être une réponse que nous nous devons de donner à nos apprentis qui doutent.

Il est aussi à mettre entre les mains du 2nd Surveillant, de la marraine et du parrain …et de tous les sœurs et frères au grade de maître, qui tôt ou tard, auront à se (re) poser les questions de l’apprenti, retournant à leur tour dans le Cabinet de réflexion.

Lilithement vôtre,